Parisien récidive tandis que Houle paie le prix

Montréal, le mardi 27 juillet 2010 – François Parisien, champion canadien sur route 2005 et représentant de la formation Spidertech. Hugo Houle, actuel champion canadien U23 du contre-la-montre et membre de l’équipe Garneau. Ils étaient deux. Peu importe leur allégeance, ces deux coureurs ont offert tout un spectacle.

Partis en échappée au 18e tour, Houle et Parisien ont rapidement pris une quinzaine de secondes au peloton. Avec quelques kilomètres à faire, on croyait bien que le peloton et les protagonistes au championnat seraient en mesure de les rattraper.

Mais ce ne fut pas le cas. Les deux acolytes d’échappée se sont donc disputés un sprint final magistral, après avoir collaboré pendant près de la moitié de la course. C’est Parisien qui a eu le dessus et qui a remporté cette 7e étape des Mardis Cyclistes de Lachine, sa deuxième de la saison. Parisien a franchi la ligne d’arrivée en 1h00m36s, bon pour une moyenne de 49,5 km/h.

«Une chance que Hugo était là ce soir, faisant référence à sa victoire remportée en solitaire lors de la 5e étape. Il y avait beaucoup trop de vent pour faire le travail tout seul. Il fallait baisser régulièrement la tête très bas», entame le Bromontois.

Parisien est un excellent rouleur, mais Houle est un très bon sprinteur. Parisien le savait et a donc ajusté sa stratégie.

«Avant d’entrer dans le dernier tour, nous avions une quinzaine de secondes d’avance, alors je savais qu’on ne se ferait pas reprendre. Hugo a roulé en avant toute la portion venteuse et il croyait bien que j’allais prendre mon dernier relais. Je lui ai vite fait comprendre que ce n’allait pas être le cas. Il a dû faire le travail tout seul pour éviter que le peloton revienne. Par la suite, j’ai décollé mon sprint au bon endroit et ç’en était fait!»

De son côté, Hugo Houle cachait bien sa déception. Ce dernier se remet tranquillement d’une blessure au genou qui est survenue aux Championnats canadiens de cyclisme il y a trois semaines.

«La forme revient tranquillement, mais elle revient. Ce soir, je voulais vraiment aller en échappée et j’ai vu que François avait pas mal la même idée. Nous avons été agressifs et nous avions le même objectif, celui de se rendre jusqu’à la fin. J’ai essayé de partir un sprint de loin, mais je me suis fait passé au final», a expliqué l’athlète de Sainte-Perpétue, près de Nicolet.

Spidertech frappe encore

Cette nouvelle victoire de Parisien fait en sorte que les membres de la formation Spidertech ont gagné cinq des sept courses de la saison. Un résultat plus que probant et satisfaisant. Plusieurs d’entre eux, dont Gilbert et Parisien, s’envoleront pour l’Europe jeudi et y resteront tout le mois d’août, manquant ainsi les trois dernières étapes des Mardis.

Gilbert coiffé par Laroche

Les spectateurs ont eu droit à un très bon sprint derrière les deux premiers de classe. L’Amossois Keven Lacombe (Spidertech) a franchi la ligne à toute vitesse en 3e position. Son coéquipier et détenteur du maillot jaune, Martin Gilbert, s’est fait coiffé de quelques millimètres par Jean-François Laroche (Cycles Régis), 2e du classement général.

«Je suis rentré vraiment vite dans le dernier droit, mais j’ai dû freiner à cause de spectateurs. Martin a ralenti dans le dernier bout, croyant sûrement qu’il m’avait battu. Je l’ai dépassé au dernier instant. On n’a peut-être pas encore de victoire d’étape, mais on va avoir le championnat», a lancé le Montréalais.

Un vétéran de 51 ans dans la course!

Qui l’aurait cru? Louis Garneau, le père fondateur de la célèbre entreprise du même nom, a participé, à l’âge de 51 ans, à une course cycliste allant à plus de 50 km/h!

Membre de l’équipe canadienne de cyclisme qui a participé aux Jeux Olympiques de 1980 et 1984, Garneau n’était pas peu fier de son exploit réalisé sur un vélo prototype.

«Je me suis fait vraiment plaisir. Je n’avais pas roulé à de telles vitesses depuis 1984. Avant la course, ma femme m’a fait jurer de ne pas chuter! Je ne voulais surtout pas faire de fausses manœuvres, alors j’ai laissé les 20 fous y aller pour le sprint à l’avant. Les jeunes m’ont fait baver, mais honnêtement, je me suis senti très bien», a-t-il confié.

Ce sont 86 coureurs qui ont participé à cette 7e étape sur 10 du calendrier. La 8e étape de la saison sera présentée le mardi 3 août prochain. La bourse pour le record du parcours sera alors de 4000$.

Courses des jeunes, des femmes et des minimes

Lambert Gatineau (Cycles Régis) est sur une de ces lancées. Le Lachinois a remporté à nouveau cette semaine la course des jeunes Lait’s Go pour ainsi accroître de quelques points son avance au général. Shawn Turcotte et Emmanuel Gagné ont complété le podium.

Du côté des femmes, Élisabeth Albert (Rocky Mountain CIBC) a poursuivi sa domination en devançant au fil d’arrivée ses rivales Catherine Couture et Adriane Provost.

Chez les minimes hommes, Christophe Rivard, Dominic Roussel et Mathieu Celestin ont complété le triplé pour les Espoirs Laval. Leur coéquipière Audrey-Anne Blais a remporté la course des minimes féminine.

7e ÉTAPE – COURSE EN DIRECT

7e étape de la 33e saison des Mardis Cyclistes, le mardi 27 juillet 2010 – Suivez avec nous, en direct, le déroulement de cette 7e étape de la saison 2010. La course Pro-Élite Saputo compte 31 tours, pour un total de 50 km. Le coup de départ sera lancé à 19h.

20h08: Résultat de fin de course:  1er:Francois Parisien (Spidertech) 2eme: Hugo Houle (Garneau) 3eme: Pierrick Naud (Rocky Mountain) . Ces résultats ne sont pas encore officiels. Le record du parcours n’a pas été abaissé. Temps final: 1:00:36 secs

19h58: 5eme sprint intermédiaire: 1er: Hugo Houle (Garneau) 2eme: Francois Parisien (Spidertech) 3eme: Martin Gilbert (Spidertech) 4eme: Francois Doyon (Quilico) 5eme:Pierrick Naud (Rocky Mountain).Houle et Parisien ont 28 secs d’avance sur le reste du peloton. Hugo Houle remporte le maillot Nativo Concept du meilleur sprinteur de la soirée.

19h47: 4eme sprint intermédiaire: 1er: Hugo Houle (Garneau) 2eme: Francois Parisien (Spidertech) 3eme: Martin Gilbert (Spidertech) 4eme: Pierrick Naud (Rocky Mountain) 5eme: Jean-Francois Laroche (Cycles Régis).

19h42: 3eme sprint intermédiaire: 1er: Pierrick Naud (Rocky Mountain) 2eme: Jean-Francois Laroche (Cycles Régis)  3eme: Thierry Laliberté (XPRZO) 4eme: Dominic Chalifoux (TREK)  5eme: Daniel Belleville (Paquet-Villemure).

19h39: Francois Parisien, champion canadien 2005 et Hugo Houle champion canadien 2010 u-23 au contre-la montre se sont échappés à leur tour et ont 15 secs d’avance sur le peloton. Intercalé, Arnaud Papillon, champion canadien u-23 2010 sur route, est à 7 secs des 2 meneurs.

19h32: 3 autres coureurs rejoignent l’échappée: Maxime Vives (Powerwatts) , Jean-Michel Lachance (Nativo PG) et Michael Joanisse (Nativo PG). L’écart est toujours de 8 secs

19h30:  3 coureurs en échappée à 8 secs du peloton (Lacombe, Roy et Perron).

19h26: 2eme sprint intermédiaire: 1er: Kevin Lacombe (Spidertech) 2eme: Mathieu Roy (Team Spirit) 3eme: Hugo Houle (Garneau) 4eme: Hugues Lapointe (Nativo PG) 5eme: Alexandre Nadeau (Guru).  4 coureurs en échappée à 7 secs du peloton.

19h19: 1er sprint intermédiaire: 1er: Jean-Sébastien Perron (Garneau) 2eme: Francois Parisien (Spidertech) 3eme: Martin Gilbert (Spidertech) 4eme: Hugues Lapointe (Nativo PG) 5eme: Jean-Francois Racine (Garneau).  Après le sprint, Kevin Lacombe (Spidertech) et Mathieu Roy (Team Spirit) se sont détachés du peloton et ont pris 8 secs d’avance.

19h15 Après avoir fait relâche la semaine dernière, les Mardis Cyclistes reprennent pour la 7eme étape de la course Pro-Élite Saputo. 78 coureurs se disputent cette épreuve aujourd`hui. Martin Gilbert fait figure de meneur au classement et porte le maillot jaune. Un coureur spécial, Louis Garneau, qui a représenté le Canada aux Olympiques de 1984 fait partie du peloton de ce soir. En jeu ce soir, une bourse de 3500$ sera remis si le record du parcours est abaissé

Dernière heure: Laroche prend position

À quelques heures du départ de la 7e étape des Mardis Cyclistes présentés par Saputo, Jean-François Laroche prend position.

« Pour les prochaines étapes, nous allons essayer de contrôler davantage la course et ne pas se faire imposer le rythme par les autres équipes. Également, j’aimerais voir ces étapes se terminer au sprint. Donc, l’équipe sera là pour chasser les échappées et imposer un lead-out final. L’équipe n’a pas récolté de victoire jusqu’à maintenant. Les choses vont changer pour la deuxième moitié de la saison. Nous serons davantage à l’attaque. C’est maintenant le temps d’ouvrir la machine.»  – Jean-François Laroche

La 7e étape sera âprement disputée

Montréal, le mardi 27 juillet 2010 – Quatre courses, c’est tout ce qu’il reste aux prétendants au titre de championnat des Mardis Cyclistes de Lachine et au podium final de la Coupe Pro-élite Saputo pour se démarquer et cumuler points et victoires d’étape.

Avec aussi peu d’occasions de frapper fort, chaque performance sera cruciale et extrêmement importante. Particulièrement ce soir, lors de la septième étape du calendrier.

Gagnant haut la main de la sixième tranche de la saison il y a deux semaines, l’Amossois Pierrick Naud (Rocky Mountain-CIBC) a mis fin à une domination des coureurs professionnels en devenant le premier amateur à remporter une étape des Mardis Cyclistes en 2010. Naud a profité de sa victoire pour s’élever au 4e rang du classement général.

«Ce sera une chaude lutte pour l’obtention du maillot jaune. Je me vois comme un bon sprinteur, quelqu’un qui est capable de bien se positionner et de voir les bonnes échappées se former. Il sera important de faire le moins d’erreurs possible d’ici à la fin de la saison», explique-t-il.

Si ce dernier vise à tout le moins de terminer sur le podium à l’issue des 10 courses du calendrier 2010, il sait que la compétition sera féroce. Et ce, même si plusieurs coureurs de l’équipe Spidertech disputeront leur dernière course ce soir avant de partir pour l’Europe.

«La course est stratégique et le calibre est très gros avec plusieurs maîtres du sprint. Jean-Francois Laroche (Cycles Régis) sera évidemment à surveiller. Mais il faudra également avoir David Veilleux (Kelly Benefit Strategies) à l’œil», avance le jeune espoir de 19 ans.

Dernier droit

La porte est grande ouverte pour tous les coureurs du peloton. Chose certaine, les attaques -déjà fort nombreuses depuis le début de la saison- promettent de fuser de toutes parts. Érik Lyman, directeur sportif de la formation Team-Spirit Cannondale, abonde en ce sens.

«Jean-François Laroche (VC Montréal) deviendra le meneur par défaut de la course. Il faudra cependant voir comment son équipe réussira à prendre les commandes d’un peloton de coureurs affamé qui voudra tenter leur chance en l’absence des gros canons de Spidertech», explique Lyman.

Lyman, pour avoir longtemps participé au championnat cyclistes des Mardis, s’attend à ce que Pierrick Naud et Mathieu Roy en surprennent plus d’un lors de ce dernier droit.

«Je crois que le jeune Pierrick Naud sera en mesure de ravir l’une des places du podium. Notre coureur Mathieu Roy pourrait également surprendre à titre de négligé en allant chercher la dernière marche du podium. Mathieu gagne en forme et en confiance. De toute façon, Rome ne s’est pas bâtie en un jour», soutient-il.

La tête et les jambes

Le championnat 2010 des Mardis Cyclistes est âprement disputé et la formation Nativo-PG n’a actuellement aucun de ses membres dans le top 10 du classement général. Son directeur sportif Luis Arevalo croit cependant que tout est encore possible avec quatre courses à disputer. À condition de travailler en équipe.

«Toute formation pourra revenir sur le classement. L’hégémonie de Gilbert n’est pas acquise, elle a été durement méritée. Je suis dépité de ne pas pouvoir le challenger, mais son calendrier en veut autrement, déplore Arevalo. Une formation qui voudra placer un leader devra sacrifier les ambitions de tous ses coureurs pour chanter à l’unisson. Aux Mardis Cyclistes, il faut miser sur la communication et l’esprit d’équipe. Seules la tête et les jambes peuvent signer une victoire à Lachine.»

La septième étape de la saison de la Coupe Pro-élite Saputo sera lancée ce soir à 19h, sur le circuit du parc LaSalle.La bourse perpétuelle du record du parcours de 50 km (58m52s pour une vitesse moyenne de 50,9 km/h) sera de 3500 $ (500 $ cumulatifs par étape). Parions que certains professionnels voudront frapper fort.

Pierrick Naud vise haut

Le lundi 26 juillet 2010 – Les orages qu’Environnement Canada prévoyaient le mardi 13 juillet dernier ne se sont finalement jamais pointés, mais la pluie, elle, était bien présente. Elle ne fut cependant pas suffisante pour freiner les ardeurs de l’Amossois Pierrick Naud (Rocky Mountain CIBC). Ce dernier a remporté la 6e étape de la saison des Mardis Cyclistes grâce à un effort de dernière minute. Comment voit-il ce dernier droit du championnat 2010 de la coupe Pro-Élite Saputo qui s’amorce?

Mardis Cyclistes: Pierrick Naud (Rocky Mountain) tu as remporté une victoire flamboyante lors de la 6e étape. Elle te permet de te retrouver au 4e rang du classement général. Le dernier droit de la saison s’amorce demain (27 juillet) avec la présentation de la 7e étape du calendrier. Comment vois-tu ce dernier droit?

Pierrick Naud: Ce sera une chaude lutte pour l’obtention du maillot jaune. Personnellement, j’aimerais bien terminer sur une des trois marches du podium d’ici à la toute fin et je crois que tout est encore possible.

Mardis Cyclistes: Cinq des six étapes du championnat 2010 se sont terminées en échappée. Selon toi, qu’est-ce qui favorise la formation et la réussite des échappées depuis le début de saison?

Pierrick Naud: Selon moi, ce qui a favorisé ces échappées, c’est le fait que les équipes étaient toujours bien représentées à l’avant, cela diminuait donc le nombre d’effectif pouvant travailler dans le peloton.

Mardis Cyclistes: Qui, selon toi, est à surveiller pour former le podium final et pourquoi?

Pierrick Naud: Jean-Francois Laroche sera évidemment à surveiller. Pour ce qui est des effectifs de l’équipe Spidertech, cela dépendera leur présence aux Mardis puisque plusieurs partent pour l’europe. Il faudra également avoir David Veilleux à l’oeil.

Mardis Cyclistes: Qu’est-ce qui fait de toi un prétendant au titre du championnat 2010?

Pierrick Naud: Je me vois comme un bon sprinter qui est capable de bien se positionner pour les sprints et qui sait voir les bonnes échappées partir. Il sera important de faire le moins d’erreurs possible d’ici la fin.

Mardis Cyclistes: Pour une équipe, quelle est la stratégie à adopter aux Mardis?

Pierrick Naud: L’orsqu’on veut remporter un championnat comme celui des Mardis, c’est important d’être constant tout au long de la saison et d’avoir une équipe non seulement de qualité, mais qui peut te supporter pour toute la durée de l’épreuve.

Je tiens à remercier tous les spectateurs qui se présentent aux courses le mardi. C’est toujours plaisant de courir devant plusieurs amateurs.

«Mathieu Roy pourrait surprendre à titre de négligé» -Érik Lyman

Le vendredi 23 juillet 2010 – Plus tôt cette semaine, nous nous sommes entretenus avec Luis Arevalo, manager de la jeune formation Nativo PG. Ce dernier nous a expliqué la vie d’une formation de 1re année aux Mardis Cyclistes de Lachine.

Pour continuer avec la relève, voici le résultat d’un entretien avec Érik Lyman, copropriétaire et directeur sportif de la nouvelle formation Team Spirit-Cannondale. Cette équipe recrue s’est très bien démarquée jusqu’à maintenant en s’emparant à deux reprises du maillot mauve de meilleur sprinteur intermédiaire.

Mardis Cyclistes: Érik, quel est votre bilan de mi-saison aux Mardis Cyclistes?

Érik Lyman: Il s’agit d’un bilan positif étant donné que nous en sommes à notre première année. Mon partenaire Benjamin Martel (copropriétaire) et moi, savons l’importance des Mardis Cyclistes pour nos jeunes coureurs ainsi que pour la longévité de notre équipe. C’est pourquoi nous désirons que notre équipe fasse sa marque aux Mardis Cyclistes. Mais, comme dirait Tino Rossi, fondateur des Mardis Cyclistes : « Rome ne s’est pas bâtie en un jour ».

Plus concrètement, nous avons fait dans les cinq premiers à deux reprises. De plus, nous avons remporté le maillot mauve Nativo à deux reprises cette saison. Cela est un honneur pour Team Spirit-Cannondale, surtout si l’on tient que nous avons remporté le premier maillot mauve Nativo de l’histoire.

Toutefois, il va de soi que nous ne pouvons pas nous contenter de ces performances, et pour cette raison, nous visons d’atteindre le podium d’une étape d’ici à la fin de la série.

Mardis Cyclistes: Cinq des six étapes du championnat 2010 se sont terminées en échappée. Qu’est-ce qui a favorisé autant la création et la réussite de ces échappées?

Érik Lyman: Tout d’abord, la pluie et les orages ont été les principales raisons qui ont favorisé les échappées à la dernière étape.

Ensuite, Spidertech, qui est l’équipe la plus dominante au cours des dernières années aux Mardis Cyclistes, semble avoir favorisé les échappées plutôt que sprints groupés. Or, il va de soi que l’issu de la course est souvent marqué par l’équipe dominante, peu importe le niveau du peloton.

Évidemment, cela est sans compter que les jeunes athlètes québécois sont de plus en plus costauds – le cyclisme québécois s’est beaucoup amélioré au cours des dernières années – ce qui fait en sorte que le peloton québécois a plus de profondeur et donc d’athlètes susceptibles de tenir tête à un peloton. David Veilleux (Kelly Benefit Strategies) en est un très bon exemple.

Mardis Cyclistes: Qui sera à surveiller pour le podium final de la saison?

Érik Lyman : Suite à l’annonce du retrait de Martin Gilbert (Spidertech) des trois dernières étapes – il ira en Europe avec son équipe pour prendre part à des compétitions internationales –, Jean-François Laroche (VC Montréal) deviendra le meneur par défaut de la course. Cela dit, ce dernier devra compter sur des compétiteurs féroces qui tenteront de prendre le maillot jaune ou à tout le moins, une place sur le podium. Il faudra aussi voir comment l’équipe de Laroche réussira à prendre les commandes d’un peloton de coureurs qui voudront tenter leur chance en l’absence des gros canons de Spidertech.

De plus, cela dépend des coureurs de Spidertech qui suivront Gilbert en Europe – quatre des dix premiers coureurs du classement général font partie de cette équipe. Leur absence deviendrait une occasion en or pour plusieurs coureurs du top 10 d’améliorer leur classement.

Je crois, que dans cette perspective, le jeune Pierrick Naud (Rocky Mountain-CIBC Wood Gundy) devrait être en mesure de ravir une des places du podium, et Mathieu Roy (Team Spirit-Cannondale) pourrait surprendre à titre de négligé en allant chercher la dernière place du podium. Il gagne en forme et en confiance.

Mardis Cyclistes: Pour revenir à votre double obtention du maillot mauve, que représente-t-il pour vous?

Érik Lyman: Nous sommes une équipe cycliste élite, et nous désirons plus qu’un acte de présence à Mardis Cyclistes. Or, dans ce contexte, le maillot mauve Nativo est la démonstration de notre engagement dans la course, car ce maillot a pour but de souligner l’excellence et la combativité d’un coureur, lors d’une étape des Mardis Cyclistes, en ce qui a trait aux sprints.

Plus encore, cela nous donne l’occasion de nous faire connaître des fans de cyclisme et surtout, de gagner en confiance. Ce devrait être un excellent moteur de réussite pour le reste de la saison, ainsi que pour l’avenir.

J’aimerais aussi dire aux fans que les coureurs n’ont pas assez souvent l’occasion de les remercier. Ce sont eux les vrais maillots jaunes. Ils font la réussite des Mardis Cyclistes, et ils permettent à des entreprises comme Team Spirit-Cannondale d’obtenir des appuis financiers et matériaux.

Donc, chers fans, au nom des coureurs de Team Spirit-Cannondale, merci de votre appui sans bornes, et au plaisir de vous croiser aux Mardis Cycliste ou à toute autre compétition cycliste en sol québécois.

«Seules la tête et les jambes signent une victoire» -Luis Arevalo

Le jeudi 22 juillet 2010 – Le début de saison du 33e championnat des Mardis Cyclistes présentés par Saputo est maintenant chose du passé. Et pour l’instant, rien n’est joué! Ceux qui se sont maintenus jusqu’à maintenant dans le Top-15 peuvent espérer être du podium final. Ce sera toutefois à eux de faire la différence.

Les Mardis se sont entretenus avec Luis Arevalo, directeur sportif et propriétaire de la formation Nativo PG, afin de mieux comprendre la stratégie d’une jeune équipe dans un championnat comme celui des Mardis Cyclistes.

Mardis Cyclistes: Luis Arevalo, directeur sportif et propriétaire de l’équipe Élite Nativo PG, vous avez mérité une victoire flamboyante au Championnat canadien chez les U-23 avec Arnaud Papillion. Comment voyez-vous le sprint final du championnat 2010 des Mardis Cyclistes qui reprendra ses activités le 27 juillet pour la 7e étape et qui nous portera jusqu’à la grande finale du 17 août 2010?

Luis Arevalo: Nos coureurs sont sollicités par la CCA pour un camp en Belgique en vue des Championnats du monde 2010. Ce grand événement devient alors une priorité pour le champion canadien U23 en titre qui arbore notre maillot.  Nous sommes fiers d’une telle sélection, mais faute des courses de niveau au Canada et aux États-Unis, nous devrons nous priver de Michaël Joannisse et d’Arnaud Papillon. Ce qui n’affectera notre stratégie pour autant aux dernières manches des Mardis. Nous jouerons nos cartes avec André Tremblay, Jean-Michel Lachance, Hugues Lapointe et Simon Brassard.

Mardis Cyclistes: La majorité des athlètes de votre équipe sont des athlètes de moins de 23 ans, en quoi l’approche de la direction est différente? Quel rôle doit prendre le directeur sportif?

Luis Arevalo: Je dois judicieusement faire l’équilibre entre leurs buts personnels et la raison d’être de l’équipe. Mes coureurs élite sont en pleine formation et leur avenir cycliste se joue d’ores et déjà.  Nous sommes fiers de notre champion U23 et gérer son développement est une grande responsabilité. Je dois penser davantage à son futur qu’aux ambitions de l’équipe. Mes autres coureurs ont le coeur au travail et voudraient jouir des mêmes chances. Toutefois, cette année ne fut pas la plus flamboyante côté résultats pour qu’ils accèdent aux sélections U23. Je fais alors face à une situation de déséquilibre entre notre réalité et celle imposée par le calendrier local. Nous manquons de courses de niveau chez nous, qui leur permettraient de se faire valoir et de gagner de l’expérience.

Mardis Cyclistes: Cinq des six étapes du championnat 2010 se sont terminé en échappée. Selon vous, qu’est-ce qui favorise la formation et la réussite des échappées depuis le début de saison ?

Luis Arevalo: Je dois féliciter les coureurs de Spidertech pour leur détermination et leur communication lors des Mardis. Ceci est presque leur signature de course, une presque télépathie. Nous devons tous reconnaître que peu importe le nombre de joueurs, leurs anciennes victoires ou leur état de forme, la communication est d’une importance draconienne.

Mardis Cyclistes: Qui selon-vous sera à surveiller pour former le podium final et pourquoi?

Luis Arevalo: Le remarquable travail des Spidertech sera emboîté par leur départ en Europe. Ceci fera table rase aux Mardis et les trois derniers Mardis verront un nouveau leader apparaître. Le podium de Pierrick Naud, mardi dernier, me semble précurseur d’une telle possibilité.

Mardis Cyclistes: Les leaders au championnat 2010 non pas pu amasser une tonne de points, croyez-vous que votre jeune formation peut revenir de l’arrière?

Luis Arevalo: Toute formation pourra revenir sur le classement. L’hégémonie Gilbert n’est pas un acquis ; elle a été durement méritée. Je suis dépité de ne pas pouvoir le challenger mais son calendrier en veut autrement. Tous devront comprendre que seules la tête et les jambes signent la victoire d’un Mardi Lachine. Les stratégies mises en place aux Mardis ne doivent point dédaigner la communication, ni l’esprit d’équipe. Une formation voulant y placer un leader doit sacrifier les ambitions de tous pour chanter à l’unisson.

De plus, je voudrais en conclusion, remercier les Mardis pour leur travail et leur organisation. C’est course qui a de l’âme. On le sait quand un organisateur aime sa course. L’amour entre Tino Rossi et sa course est une source de motivation.