Le Tour vu de Montréal

David Veilleux portait le maillot vert Desjardins jusqu'à tout récemment. (Robert Wilson)

Le jeudi 28 juillet 2011 – L’organisation des Mardis vous invite à nouveau à lire la plume du journaliste sportif Simon Drouin, de La Presse. M. Drouin s’est entretenu avec David Veilleux (4e au classement général des Mardis), membre de la formation Europcar. Bonne lecture!

Le Tour vu de Montréal

David Veilleux n’est pas du genre à regarder l’intégrale d’une étape du Tour de France devant son téléviseur. Mais ce n’est pas parce qu’il est incapable de se voir dans la publicité de son commanditaire Louis Garneau…

Quand le thermomètre frôle les 35 degrés et qu’une sortie de cinq heures est au programme, le cycliste professionnel préfère éviter la canicule de mi-journée. Mais comme bien du monde, vendredi dernier, il était sur le bout de son siège pour suivre l’étape décisive de l’Alpe d’Huez.

Ça se comprend: Thomas Voeckler et Pierre Rolland, deux des acteurs principaux de cette montée, sont ses coéquipiers dans l’équipe française Europcar. Pendant que le premier faisait tout pour conserver son maillot jaune, le second causait la surprise et s’envolait vers une spectaculaire victoire d’étape.

Veilleux ne s’en cache pas, il a été renversé par la folle chevauchée de Voeckler et le triomphe du maillot blanc Rolland, un coureur de son âge qu’on lui avait présenté comme un grand espoir français du cyclisme. «Oui, il était bon, mais je n’ai jamais été impressionné par lui, a mentionné Veilleux devant un cappuccino, hier matin. Dans un peloton, c’est un coureur un peu nerveux, craintif. Il n’aime pas aller se bagarrer devant. Mais si tu l’amènes dans un groupe de 15-20, exactement comme dans l’Alpe d’Huez, au pied d’une longue ascension, c’est parfait pour lui. Sa force, ce sont les cols comme ça. En saison, il n’a pas beaucoup de chances de le faire.»

En Europe

Après un séjour de presque deux mois à Montréal, Veilleux repart outre-Atlantique dimanche. Premier arrêt: le Tour du Danemark (3 au 7 août), avant de rentrer aux Essarts, en Vendée, chef-lieu d’Europcar. Ce sera l’occasion de renouer avec ses coéquipiers qui ont volé la vedette sur le Tour. Et de discuter contrat pour l’an prochain. À titre de néo-pro, Veilleux croyait, à tort, être automatiquement lié pour deux ans à son nouvel employeur. Or, il appert que cette clause est réservée aux coureurs de moins de 23 ans.

Thomas Voeckler (Europcar)

Qu’importe, le jeune homme de Cap-Rouge n’entrevoit «pas de problème pour l’an prochain» et souhaite revenir avec Europcar. Le groupe ne compte «pas vraiment de stars» et donne à chaque coureur l’occasion de s’exprimer, fut-il vert sur le circuit européen. Veilleux en veut pour preuve sa participation presque inespérée au Tour des Flandres et à Paris-Roubaix, où il s’est faufilé dans l’échappée du jour avant de finir 25e.

Rompu aux courses nord-américaines, plus courtes et tactiquement très différentes, Veilleux s’est bien adapté aux classiques européennes, où il faut courir toute la journée à l’avant, faute de quoi c’est l’élimination presque assurée. Ça n’a pas été évident au début. Il se souvient de cette première épreuve en Belgique, où il n’a «rien vu aller». «Sincèrement, je ne savais pas dans quoi je m’étais embarqué…»

Il a aussi fallu gagner le respect d’équipiers qui ne le connaissaient pas. Ainsi, au E3 Prijs Vlaanderen, Voeckler ne l’a pas suivi quand il a essayé de le remonter sur une section délicate. Après la course, le Français lui a avoué qu’il avait hésité, car il ne lui faisait pas totalement confiance.

Voeckler

Veilleux n’a que de bons mots pour Voeckler, avec qui il a partagé une chambre pendant quelques jours sur une course belge au printemps. Ses 10 jours en jaune ne risquent pas de le changer. «Il (Voeckler) est super sympathique, vraiment drôle, dit-il. Quand il arrive à la table pour le dîner, tout le monde rit parce qu’il est toujours à faire des niaiseries. Il est facile d’accès, pas prétentieux, super humble. Il ne se prend pas pour un autre.»

Comme tout le monde, Veilleux ne croyait jamais que Voeckler, loin d’être un «pur grimpeur à la Schleck ou Contador», résisterait si longtemps en jaune. «Je me disais qu’il allait coincer dans les longues ascensions en altitude, mais finalement, il était plutôt à l’aise.»

Qui sait si Voeckler, quatrième sur les Champs-Élysées, ne serait pas monté sur le podium final sans cette vaine chasse jusqu’au-boutiste avant l’Alpe d’Huez. Veilleux ne se gêne pas pour dire qu’il s’agissait là, «clairement, d’une erreur stratégique». «Thomas a son orgueil. Dans sa tête, ç’aurait été abandonner (de se laisser glisser jusqu’au peloton). Ç’aurait été la job du directeur de lui dire de retourner en arrière.»

À titre de recrue, étrangère de surcroît, Veilleux ne s’attendait évidemment pas à être repêché pour la Grande Boucle. Ce qui ne l’a pas empêché de tâter le terrain et de penser, a posteriori, qu’il aurait pu bien y figurer.

«Quand je regarde les coureurs qui étaient là cette année, je pense que j’aurais eu ma place, dit-il sans prétention. En plus, je suis un bon coureur pour faire le tempo, m’occuper d’un leader, des trucs comme ça. J’ai un bon contre-la-montre, je suis endurant. Passer des heures à l’avant du peloton, c’est un travail qui me va bien. C’est sûr que pour ce Tour-là, j’aurais été bien.»

Qui sait si l’an prochain, Veilleux ne sera pas aux premières loges. En attendant, il reviendra au pays à la fin août pour le Grand Prix WorldTour de Québec, son grand objectif de fin de saison.

Vous pouvez également lire la version directement sur Cyberpresse.

7e étape : Miguel Agreda Rojas règne sur Lachine

Miguel Agreda Royas a signé une victoire spectaculaire (Photos Robert Wilson)

Montréal, le mardi 26 juillet – Le Péruvien Miguel Agreda Rojas (Garneau) a remporté de manière spectaculaire la septième étape de la saison 2011 des Mardis Cyclistes.

L’athlète de 34 ans faisait partie d’un groupe de dix coureurs partis en échappée au 27e tour, sur un total de 31. À quelques centaines de mètres de la ligne d’arrivée, le Péruvien a mis la machine en marche et a distancé ses opposants de façon convaincante.

Rojas a complété l’épreuve en un temps de 1 heure 0 minute et 44 secondes, pour une vitesse moyenne de 49,3 km/h. « Je n’en reviens tout simplement pas », a-t-il laissé tomber après sa victoire, sa première en carrière aux Mardis Cyclistes.

« J’ai attaqué dans l’avant-dernière ligne droite. Lorsque j’ai vu que j’avais créé un trou, j’ai fermé les yeux et j’ai tout donné. Je suis surpris d’avoir réussi, mais je suis également vraiment content », a-t-il indiqué dans un français impeccable, lui qui réside au Québec depuis près d’une dizaine d’années.

Pour le natif de Lima, il s’agissait non seulement d’un grand triomphe sur le plan personnel, mais également de toute une victoire pour l’équipe Garneau. Les trois « roses » ont eu le dessus sur les quatre représentants de la formation Rocky Mountain, qui faisaient également partie de l’échappée.

Jean-Michel Lachance et les Rocky Mountain ont complété le podium

Malgré leur présence sur le podium, Jordan Brochu et Jean-Michel Lachance avaient donc la mine bien basse.

« Il y a eu un malentendu. J’ai été le seul à prendre la roue de Rojas quand il a lancé son attaque. Je venais tout juste de prendre un relais… Disons qu’avec quatre gars, on aurait dû aller chercher la victoire », a déploré Brochu.

« Ce n’est pas un bon résultat », a laissé tomber Lachance.

L’autre grand gagnant de la soirée est certainement Mathieu Roy (Gaspésien). Grâce à sa cinquième position, ce dernier passe du quatrième au deuxième rang du classement général. Jean-François Laroche (Fantino Mondello) voit de son côté son avance fondre, tandis que Martin Gilbert (Spidertech) et David Veilleux (Europcar) glissent d’un rang avec encore trois courses à disputer cet été.

Courses de la relève

Du côté des jeunes, Olivier Brisebois (Cycles Bernard Hynault) s’est permis une victoire face à son rival et détenteur du maillot jaune, Shawn Turcotte (Prud’Homme IGA).

Chez les femmes, Véronique Drapeau-Zgoralski (Juvederm-Specialized) a signé un nouveau gain. Cependant, celle-ci ne détient que 16 petits points d’avance sur la championne en titre, Elisabeth Albert (Rocky Mountain).

Finalement, Antoine Côté (Vélo club Longueuil) a remporté la course des minimes devant Édouard Laparé-Morin (Espoirs Laval), qui demeure au premier rang du cumulatif de cette catégorie.

Même scénario du côté féminin alors que Keltie Campbell (Cuisses d’or) a remporté l’étape face à Melyssa Fortin, qui est toujours en jaune.

Les Mardis ont eu la chance d’accueillir Cadel Evans

Cadel Evans (Photo BMC Racing)

Montréal, le lundi 25 juillet – L’Australien Cadel Evans (Team BMC Racing) a réalisé tout un tour de force en remportant, dimanche, la 98e édition du prestigieux Tour de France. Les fins connaisseurs se rappelleront de la participation de celui-ci à un critérium des Mardis Cyclistes de Lachine, en 2001.

C’est le directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), Louis Barbeau, qui avait rappelé l’événement, lors du lancement de la saison 2011 des Mardis.

« Les Mardis Cyclistes de Lachine se sont bâti une réputation solide et enviable, qui traverse les frontières du Québec. Plusieurs athlètes de l’extérieur sont venus participer aux épreuves des Mardis. Il y a quelques années, l’Australien Cadel Evans avait participé à une étape dans le plus grand anonymat et sans promotion médiatique », explique M. Barbeau.

À cette époque, il faut dire que le nom de Cadel Evans était moins connu à travers le monde. L’Australien venait tout juste de faire le saut du vélo de montagne au vélo de route. Ce changement de discipline s’est avéré positif, c’est le moins que l’on puisse dire.

L’athlète de 34 ans a été sacré champion du monde en 2009 et a terminé au deuxième rang de la Grande Boucle en 2007 et en 2008. En 2011, c’est la grande consécration, Evans remporte le Tour de France de façon spectaculaire devant le Luxembourgeois Andy Schleck (Trek Leopard).

Le promoteur cycliste Tino Rossi est ravi de la performance de l’Australien au dernier Tour de France. Celui qui dirige les Mardis depuis maintenant 34 ans et qui a été maître de piste lors des Jeux olympiques de 1976 s’est dit impressionné par la hargne et l’acharnement de Cadel Evans.

« On dit souvent qu’en cyclisme, la souffrance est synonyme de victoire. Ceux qui ont regardé la conclusion du Tour de France savent que Cadel Evans en a souffert un coup. Evans a tout laissé sur la route, et au final, c’était lui le meilleur. Celui-ci avait déjà un palmarès impressionnant, mais cette victoire au Tour de France, c’est la consécration. En tant que promoteur cycliste, je me sens privilégié d’avoir eu la chance d’accueillir un coureur de cette trempe, un champion du monde et un champion du Tour de France, dans mon patelin, à Lachine », a souligné M. Rossi.

David Veilleux (Europcar), a remporté deux étapes des Mardis jusqu'à maintenant (Robert Wilson)

La septième de dix étapes de la saison 2011 des Mardis Cyclistes sera présentée ce mardi 26 juillet. Jean-François Laroche (Fantino Mondello – Cycles Régis), Martin Gilbert (Spidertech) et David Veilleux (Europcar), coéquipier de Thomas Voeckler, voudront certainement profiter des quatre dernières épreuves du calendrier pour consolider leur position au sommet du classement général.

Les gens peuvent assister gratuitement aux épreuves. Les courses de la relève sont présentées dès 17h30, tandis que le départ de la course Pro-Élite sera effectué à 19h.

La ligne de départ/arrivée est située sur la 10e Avenue, entre les rues Victoria et St-Antoine, dans l’arrondissement Lachine.

Veilleux décerne un carton jaune à Laroche.

Montréal, le mardi 19 juillet – Les Mardis Cyclistes sont en pause cette semaine et l’heure est au bilan, suite à la présentation de six des dix critériums de la saison 2011. Si au soccer un carton jaune stipule un sévère avertissement, c’est exactement ce que David Veilleux (Europcar) a servi au champion défendant, Jean-François Laroche (Fantino Mondello – Cycles Régis), pour le faire réfléchir d’ici la reprise des activités le 26 juillet 2011 vers un sprint final à l’obtention du XXXIVe titre de l’histoire de cette course.

 Les amateurs de cyclisme en ont assurément eu pour leur argent depuis le début du calendrier. Le maillot jaune de « leader » a changé d’épaules à trois reprises. Le 9 juin dernier, pas moins de sept nations étaient représentées à cette 1re étape du calendrier. Le jeune Rémi Pelletier-Roy (Garneau) a surpris tout le monde en l’emportant pour s’approprier le maillot jaune qui fut ensuite repris par Martin Gilbert (Spidertech) suite à la 2e étape. De son côté, Jean-François Laroche avec une victoire lors de la 4e étape, s’est emparé du maillot jaune et le possède depuis.

 De son côté, David Veilleux s’est présenté à la deuxième étape, celle-là même où Laroche termine deuxième et prend confiance. « Nous maitrisons comme jamais depuis huit ans, même Veilleux n’arrivait pas à nous passer dans notre lead out, ça en dit long » affirme Pierre-Olivier Boily, capitaine de l’équipe Fantino Mondello – Cycles Régis, et poisson-pilote pour les sprints de Laroche.

Pour sa part, Veilleux revient en force, généreux de ses efforts, en remportant deux des trois dernières étapes. Le champion canadien du Challenge du critérium national des deux dernières années lance un sérieux message. De plus, Veilleux est un peu évasif sur son départ en Europe pour compléter la saison 2011 avec l’équipe Professionnelle Europcar. Si nous consultons le calendrier le l’équipe Europcar, il se pourrait bien que Veilleux puisse compléter les 10 étapes et devienne ainsi le premier porte-couleur d’une équipe Professionnelle française à remporter le Championnat des Mardis Cyclistes.

De leur côté, Laroche et Gilbert doivent se méfier. Ils ont été nonchalants lors des deux dernières étapes, ce qui a favorisé la remontée de Veilleux et des autres prétendants au titre. À la 5e étape, le 5 juillet 2011, les formations Gaspésien, Rocky Mountain, Team Spirit et Spidertech placent des coureurs dans une échappée sélective. C’est finalement Jean-Samuel Deshaies (Rocky Mountain) qui l’emporte grâce à un effort ultime. Du côté de Gilbert, il est peut-être victime de la gloire d’une formation professionnelle. En effet, il semble que la direction de l’équipe Spidertech aurait permis à seulement trois athlètes de participer aux Mardis Cyclistes. Gilbert aurait d’entrée de jeu favorisé Lacombe et Boivin pour l’assister en début de championnat. Les deux athlètes sont présentement blessés et il semble que le reste de la formation ne serait pas de tout cœur à assister Gilbert dans l’obtention d’un 5e titre.

Le « top ten » du XXXIVe championnat des Mardis Cyclistes voit au total 7 équipes représentées. Des athlètes du Canada, de la France, de l’Espagne, du Japon, de l’Estonie, de la Nouvelle-Zélande, de l’Allemagne et de l’Australie se sont élancés sur le parcours de 1.61 kilomètre jusqu’à présent.

Les gros canons, ceux que l’on attendait, c’est-à-dire Jean-François Laroche (Fantino Mondello – Cycles Régis) maillot jaune Saputo de leader, Martin Gilbert (Spidertech) maillot rouge Quilicot-Specialized et David Veilleux (Europcar) maillot vert Desjardins, ont fait leur travail. Le trio occupe les trois premières places du classement général et ensemble, ils ont mis la main sur quatre victoires d’étape, mais rien n’est joué puisqu’à la dernière étape, le 16 août prochain, tous les points seront doublés. Dominic Chalifoux, détenteur du maillot orange Assurances Morin (Meuilleur Maitre) et Laurent Dallaire le maillot Noir Samson Groupe Conseil (Cycliste le plus combatif) sont aussi à surveiller.

Notons que la 7e étape de la saison sera présentée le mardi 26 juillet sous la présidence d’honneur de M Yvon Lambert ex-hockeyeur du Canadien de Montréal. Non seulement l’admission aux Mardis est gratuite ; les courses sont également plus enlevantes que jamais !

 

Résumé des 6 premières étapes de saison 2011.

1re étape – 9 juin : Pas moins de sept nations sont représentées à cette 1re étape du calendrier. Le jeune Rémi Pelletier-Roy (Garneau) surprend tout le monde en l’emportant.

2e étape – 16 juin : Martin Gilbert et Keven Lacombe ont le couteau entre les dents. Les coureurs de la formation Spidertech animent le spectacle, qui se termine par une victoire en échappée de Gilbert.

3e étape – 23 juin : La 3e étape est la seule qui se termine par un sprint de peloton. Jean-François Laroche se permet un velours en battant à plate couture Martin Gilbert. L’Allemand Andreas Müller termine sixième.

4e étape – 30 juin : Sacré champion canadien deux jours plus tôt, David Veilleux continue sur sa lancée. Il lance une échappée et va chercher la victoire de façon spectaculaire.

5e étape – 5 juillet : Les formations Gaspésien, Rocky Mountain, Team Spirit et Spidertech placent des coureurs dans une échappée sélective. C’est finalement Jean-Samuel Deshaies (Rocky Mountain) qui l’emporte grâce à un ultime effort.

6e étape – 12 juillet : David Veilleux se permet un nouveau numéro. Le champion canadien du critérium rattrape un groupe de fuyards et signe sa deuxième victoire. Le Néo-zélandais Dion Smith termine second.

Davantage de faits saillants

– La formation japonaise Fuji Cycling Time a participé à trois épreuves. Les coureurs en ont profité pour amasser des fonds afin de venir en aide aux sinistrés japonais.

– Meneurs au cumulatif, Jean-François Laroche et Martin Gilbert ont entamé la saison en force. Ils ont toutefois connu des ratés lors des 5e et 6e tranches.

– Les victoires d’étapes ont été signées à des vitesses moyennes allant de 47,6 km/h à 49,5 km/h. Rappelons que le record de piste détenu par Guillaume Boivin est de 50,9 km/h.

– Plusieurs champions canadiens ont tenté leur coup sur le circuit lachinois : David Veilleux (critérium, Élites), François Doyon (critérium et route, Maîtres A) et Pierre L’Écuyer (route, Maîtres D).

– Le pilote automobile Patrick Carpentier a pris le départ de la 6e étape. Sa participation tant attendue se termine par un honorable cinq tours de piste.

– Caroline Brunet, multiple médaillée olympique, a, quant à elle, participé à plusieurs épreuves de la course des femmes. Sa meilleure performance demeure une quatrième position.

– Après avoir roulé plus de 8000 km à travers le Canada, David Maltais (Fantino Mondello) s’est permis un retour à la compétition lors de l’étape du 12 juillet.

À propos des Mardis…

Les Mardis Cyclistes sont disputés depuis 34 ans autour du parc LaSalle de l’arrondissement Lachine. Les plus jeunes prennent le départ à 17h30 et 18h, tandis que l’élite s’élance à 19h pour 31 tours (50 km) sur un circuit d’un mille (1,61 km) unique en Amérique (quatre virages à gauche de 90 degrés, inclinés de 5 à 7 %). Le record du parcours de 58 m 52 s (vitesse moyenne de 50,9 km/h !) est détenu par le médaillé de bronze des championnats du monde sur route U23, Guillaume Boivin. La bourse du record s’élève dorénavant à 8500$

Les Mardis Cyclistes feront relâche le 19 juillet

Dominic Chalifoux, détenteur du maillot orange Assurances Morin. (Robert Wilson)

Le samedi 16 juillet 2011 – L’organisation des Mardis Cyclistes tient à rappeler aux coureurs et amateurs  que les Mardis feront relâche le mardi 19 juillet.

La septième étape de la saison sera présentée le mardi 26 juillet.

D’ici-là, vous pouvez étudier le classement général (à droite) des différentes catégories.

Jusqu’à maintenant, les maillots jaune Saputo (1er au classement général), rouge Quilicot-Specialized (2e au cumulatif) et vert Desjardins (3e) ont été chaudement disputés, tout comme les maillots blanc (meilleur junior), orange Assurances Morin (meilleur maître) et noir Samson Groupe Conseil (athlète le plus combatif).

Voici la liste des porteurs de maillots en ce qui a trait à la Coupe Pro-Élite.

Guillaume Boivin: les ambitions d’un passionné

Guillaume Boivin, lors de l'épreuve du 14 juin (Robert Wilson)

Le jeudi 14 juillet 2011 – L’organisation des Mardis vous invite à nouveau à lire la plume du journaliste sportif Simon Drouin, dans La Presse. M. Drouin s’est permis une petite sortie en compagnie du prometteur Guillaume Boivin (21e au classement général), recordman de vitesse des Mardis Cyclistes. Bonne lecture!

Guillaume Boivin: les ambitions d’un passionné

Pas de doute, Guillaume Boivin est un passionné. «Je veux faire du vélo jusqu’à ce que je ne sois plus capable», a-t-il confié à notre journaliste, tout au long d’un parcours qui a mené les deux hommes de Saint-Hubert à Chambly, Saint-Hilaire et Longueuil.

Trompé par la canicule de la veille, Guillaume Boivin, les cheveux en bataille, apparaît en cuissard court sur le seuil de la porte de la résidence familiale à Longueuil. Pendant qu’il va ajouter quelques couches de vêtements, il nous invite à passer au garage.

Les outils sont soigneusement rangés sur un panneau au mur. Des cadres, des roues et des pneus sont accrochés au plafond. Un vélo de contre-la-montre, un autre pour la piste, et presque tous les vélos de route qui sont passés entre ses mains – et celles de son frère cadet Pierre-Étienne – au fil des ans. Ça se voit, les Boivin sont des passionnés.

Trop ambitieux pour le modeste journaliste qui l’accompagne, Guillaume Boivin annonce une sortie d’une centaine de kilomètres: Saint-Hubert, Chambly, Saint-Hilaire, Saint-Bruno. On s’entend pour couper la poire en deux. Pour les besoins de la cause, on fera en voiture la partie plus urbaine et forcément moins jolie.

Un seul règlement pour la randonnée: si ce que je lui dis n’est plus intelligible, il doit ralentir…

Premier arrêt à l’Agence spatiale canadienne à Saint-Hubert et sa piste d’un peu plus d’un kilomètre. À ses débuts, à 14 ans, Boivin s’entraînait là avec les membres du Vélo club Longueuil.

«On arrivait de l’école à 5h10, on piquait une course pour être là à six heures, on s’entraînait, et on revenait à bloc. On faisait ça deux fois par semaine», se souvient Guillaume. Les entraînements se transformaient invariablement en courses. Il y a côtoyé Arnaud Papillon et Simon Lambert-Lemay, des coureurs qui ont percé comme lui.

Deuxième arrêt à Chambly, en bordure de la rivière L’Acadie, qui se jette dans le Richelieu à quelques kilomètres de là. On passe à travers le golf pour rejoindre le Vieux-Chambly et ses terrasses.

«Quand tu fais vraiment une longue ride, tu peux arrêter au Dairy King (sic) pour une crème glacée…» glisse Boivin.

La suite

Et de deux pour David Veilleux!

Veilleux célèbre son 2e gain du calendrier (Photos Robert Wilson)

Montréal, le mardi 11 juillet – David Veilleux a encore une fois démontré pourquoi il avait été sacré champion canadien du critérium deux années de suite en remportant la sixième étape de la saison des Mardis Cyclistes de Lachine.

Pour Veilleux, il s’agit d’un second triomphe cette saison aux Mardis, lui qui avait également remporté la quatrième étape du calendrier. Le représentant de la formation Europcar a certainement été inspiré par les merveilles que fait son coéquipier Thomas Voeckler, actuel détenteur du maillot jaune au Tour de France.

La course s’est jouée en deux temps. En début de parcours, le Néo-Zélandais de 18 ans Dion Smith (Pure Black Racing) et Benjamin Martel (Team Spirit) se sont détachés du peloton et ont rapidement pris une vingtaine de secondes d’avance.

Dion Smith, de Nouvelle-Zélande, a terminé 2e.

Quelques instants plus tard, au 12e tour (sur un total de 31), le prolifique David Veilleux (Europcar) a lancé une chasse fulgurante. Roulant à bloc, le champion canadien a su remonter l’échappée en l’espace de quelques kilomètres. Seul Dominic Chalifoux (Trek-Bontrager) a été en mesure de s’accrocher.

Formé de quatre coureurs, le groupe d’échappée n’a plus jamais regardé à l’arrière et a franchi la ligne d’arrivée en un temps de 1 heure 2 minutes et 34 secondes, pour une vitesse moyenne de 47,9 km/h. Veilleux a facilement remporté le sprint final, tandis que le Néo-Zélandais Smith a terminé deuxième et Chalifoux troisième. Benjamin Martel a dû se contenter d’une cruelle quatrième position.

« L’occasion était trop belle. Lorsque j’ai lancé mon attaque, il n’y a que Chalifoux qui a suivi. J’ai donc roulé à bloc pour rejoindre les deux gars en avant et on a ensuite roulé fort pour creuser un écart rapidement. J’ai été impressionné par le coureur de la Nouvelle-Zélande, c’est un très bon rouleur. Il sera à surveiller dans le futur », a laissé tomber Veilleux.

« Je m’attendais à ce que ça aille vite et à ce que ce soit dur. J’ai un style qui fait que j’aime rouler à l’avant et dicter le rythme, c’était une très belle expérience », a de son côté expliqué Smith, avant de grimper sur le podium.

Près de soixante secondes plus tard, le peloton a croisé l’arrivée, mené par un autre Néo-Zélandais, James Oram celui-ci. Quatre-vingt trois coureurs ont pris le départ de la course Pro-Élite.

Au classement général, on retrouve peu de changements alors que Jean-François Laroche (Fantino Mondello – Régis) et Martin Gilbert (Spidertech) demeurent en tête malgré une course sans éclat. Avec sa victoire, David Veilleux grimpe au troisième rang et s’empare du maillot vert Desjardins.

Les Mardis feront relâche la semaine prochaine. La septième étape du calendrier sera présentée le 26 juillet.

Patrick Carpentier s'est fait plaisir.

Patrick Carpentier se fait plaisir

Le pilote automobile Patrick Carpentier s’est fait plaisir en prenant le départ de la sixième étape. L’athlète de 39 ans, qui a fait du vélo de compétition lorsqu’il était adolescent, s’est même permis de mener le premier tour de l’épreuve. Le peloton l’a cependant rapidement remis à sa place et Carpentier a dû lancer la serviette après cinq tours de course, à près de 50 km/h de moyenne.

« J’ai adoré ça, mais c’était dur! J’espérais être capable de faire au moins la moitié de la course, mais les gars relançaient tellement fort après chaque virage, qu’ils ont littéralement fait explosé mes jambes », a lancé Carpentier avec un large sourire. Il reviendra, a-t-il promis, mais en tant que spectateur…

Courses de la relève

Shawn Turcotte (Prud’Homme IGA) a signé une belle victoire du côté de la course des jeunes, gain qui lui permet d’accroître son avance au cumulatif.

Valérie Crête (Juverderm Specialized) a quant à elle remporté la course des femmes. Sa coéquipière Véronique Drapeau-Zgoralski s’est emparée du maillot jaune de leader de la catégorie.

Finalement, Édouard Laparé-Morin (Espoirs Laval) et Melyssa Fortin (VC Longueuil) ont signé de nouvelles victoires chez les minimes. Les deux augmentent ainsi leur avance au classement général.