Martin Gilbert garde le moral

Martin Gilbert (Cycle Sport Management)Le lundi 2 mai 2011 – Le cycliste professionnel Martin Gilbert (multiple champion des Mardis Cyclistes) connaît un début de saison 2011 pas très reposant, parsemé de vilaines chutes et de résultats plus ou moins intéressants.

Le Châteauguois de 28 ans, membre de la formation canadienne SpiderTech, a participé à plusieurs courses en Italie (1), en Belgique (5) et aux Pays-Bas (1), face aux meilleurs coureurs de la planète.

« Ce n’est pas facile », avoue Gilbert, qui est de retour au Québec pour une deuxième fois depuis le début la saison. Celui-ci a été victime de chutes non seulement le 13, mais également le 16 avril.

À l’épreuve de la Flèche brabançonne (Belgique), un coureur adverse s’est écrasé tout juste devant lui, alors que le peloton filait à une vitesse avoisinant les 50 km/h.

« Je crois qu’il (le coureur) mangeait, parce qu’il n’avait qu’une seule main sur le guidon. Il s’est pris un trou et comme on roulait très vite, je n’ai pas eu le temps de l’éviter. J’ai fait une culbute par-dessus lui et j’ai ensuite fait une roulade, afin d’éviter le pire », explique le principal intéressé.

Trois jours plus tard à la Dwars door Drenthe (Pays-Bas), Gilbert s’est à nouveau trouvé dans le pétrin. Des coureurs situés à l’avant de lui ont court-circuité un terre-plein, dans le but de gagner quelques places avant une section de pavé. Encore une fois, le temps de réaction fut minime.

« J’avais deux choix, soit de mettre les freins et de perdre 30 ou 40 positions, ou bien de faire la même chose. J’ai tenté le coup, mais je n’avais pas eu le temps d’étudier le terrain. Un poteau de téléphone s’est retrouvé sur mon chemin. Les roues n’ont pas réagi dans le gazon. J’ai percuté le poteau de plein fouet avec mon genou et mon épaule gauches, puis j’ai été projeté sur le sol du côté droit. »

Le Québécois a bien tenté de repartir, mais un médecin de course lui a fortement suggéré d’abandonner, vu l’état piteux de son coude droit.

Avant ces deux chutes, Martin avait également été victime d’une intoxication alimentaire et d’une infection pulmonaire au mois de mars.

Le Châteauguois n’a pas été en mesure de donner son plein rendement depuis le début de la saison. Son coéquipier Keven Lacombe, avec qui il partage la tâche de sprinteur désigné, en a également fait les frais.

« Malheureusement, je n’ai pas pu aider mes coéquipiers comme j’aurais voulu le faire. J’ai réussi à bien positionner Keven pour le sprint à quelques reprises, mais c’est tout », explique Gilbert, de retour à la maison depuis le 19 avril.

Un apprentissage à la dure

Les résultats tardent également à venir du côté de ses équipiers. SpiderTech en est à sa première saison dans la cour des grands. La formation dirigée par Steve Bauer (porte-couleur du maillot jaune au Tour de France de 1988 et 1990) compte dans ses rangs 19 coureurs, dont neuf Québécois, sept Canadiens, deux Américains et un Mexicain.

Martin Gilbert croit que l’équipe en est période de transition. Chaque coureur a une certaine expérience de ces courses de haut calibre. Il s’agit maintenant de mettre tout les morceaux en place.

Pour l’instant, le seul podium de la formation SpiderTech en 2011 a été réalisé par l’Ontarien Will Routley, qui s’est classé deuxième au Tour de Tro Bro Leon (France).

« On n’a rien accompli d’extraordinaire, mais on n’est pas bien loin. On sait qu’on peut rivaliser avec ces gars-là, car on a tous déjà couru contre eux. Il faut dire que je ne suis pas le seul à avoir été malade… Il y a aussi le fait que les courses soient disputées différemment en Europe. Les routes sont plus sinueuses, leur largeur fluctue et il y a beaucoup de pavé. Si on continue à travailler, les résultats vont venir », assure le Châteauguois.

Place au Tour de Californie

Martin Gilbert avale actuellement les kilomètres en vue de la prochaine course importante de son calendrier : le Tour de Californie, présenté du 15 au 22 mai.

« Je n’ai pas été épargné depuis le début de la saison, mais je crois que ma série de malchances est terminée. »

Gilbert espère donc renverser la tendance en Californie. L’occasion sera belle car c’est justement en sol américain qu’il a connu sa plus grande heure de gloire. Lors de la septième étape du Tour du Missouri 2009, Gilbert avait épaté la galerie en disposant du Norvégien Thor Hushovd, au sprint final.

Le Châteauguois estime que trois étapes du Tour de Californie pourraient se terminer au sprint. Il entend être prêt à ouvrir les valves, en compagnie de son équipier Keven Lacombe.

« Moi et Keven, ça fait longtemps qu’on roule ensemble. Durant la course, on reste côte à côte, on sait si l’un ou l’autre va moins bien. Qui va sprinter? Ça va se décider sur le terrain. Notre objectif sera de terminer sur le podium lors des étapes qui vont se jouer au sprint. Je crois que c’est réalisable […] En santé, on est capable de gagner des courses », assure le cycliste.

(Source : Express de Châteauguay)

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