Les Mardis Cyclistes feront relâche le 19 juillet

Dominic Chalifoux, détenteur du maillot orange Assurances Morin. (Robert Wilson)

Le samedi 16 juillet 2011 – L’organisation des Mardis Cyclistes tient à rappeler aux coureurs et amateurs  que les Mardis feront relâche le mardi 19 juillet.

La septième étape de la saison sera présentée le mardi 26 juillet.

D’ici-là, vous pouvez étudier le classement général (à droite) des différentes catégories.

Jusqu’à maintenant, les maillots jaune Saputo (1er au classement général), rouge Quilicot-Specialized (2e au cumulatif) et vert Desjardins (3e) ont été chaudement disputés, tout comme les maillots blanc (meilleur junior), orange Assurances Morin (meilleur maître) et noir Samson Groupe Conseil (athlète le plus combatif).

Voici la liste des porteurs de maillots en ce qui a trait à la Coupe Pro-Élite.

Guillaume Boivin: les ambitions d’un passionné

Guillaume Boivin, lors de l'épreuve du 14 juin (Robert Wilson)

Le jeudi 14 juillet 2011 – L’organisation des Mardis vous invite à nouveau à lire la plume du journaliste sportif Simon Drouin, dans La Presse. M. Drouin s’est permis une petite sortie en compagnie du prometteur Guillaume Boivin (21e au classement général), recordman de vitesse des Mardis Cyclistes. Bonne lecture!

Guillaume Boivin: les ambitions d’un passionné

Pas de doute, Guillaume Boivin est un passionné. «Je veux faire du vélo jusqu’à ce que je ne sois plus capable», a-t-il confié à notre journaliste, tout au long d’un parcours qui a mené les deux hommes de Saint-Hubert à Chambly, Saint-Hilaire et Longueuil.

Trompé par la canicule de la veille, Guillaume Boivin, les cheveux en bataille, apparaît en cuissard court sur le seuil de la porte de la résidence familiale à Longueuil. Pendant qu’il va ajouter quelques couches de vêtements, il nous invite à passer au garage.

Les outils sont soigneusement rangés sur un panneau au mur. Des cadres, des roues et des pneus sont accrochés au plafond. Un vélo de contre-la-montre, un autre pour la piste, et presque tous les vélos de route qui sont passés entre ses mains – et celles de son frère cadet Pierre-Étienne – au fil des ans. Ça se voit, les Boivin sont des passionnés.

Trop ambitieux pour le modeste journaliste qui l’accompagne, Guillaume Boivin annonce une sortie d’une centaine de kilomètres: Saint-Hubert, Chambly, Saint-Hilaire, Saint-Bruno. On s’entend pour couper la poire en deux. Pour les besoins de la cause, on fera en voiture la partie plus urbaine et forcément moins jolie.

Un seul règlement pour la randonnée: si ce que je lui dis n’est plus intelligible, il doit ralentir…

Premier arrêt à l’Agence spatiale canadienne à Saint-Hubert et sa piste d’un peu plus d’un kilomètre. À ses débuts, à 14 ans, Boivin s’entraînait là avec les membres du Vélo club Longueuil.

«On arrivait de l’école à 5h10, on piquait une course pour être là à six heures, on s’entraînait, et on revenait à bloc. On faisait ça deux fois par semaine», se souvient Guillaume. Les entraînements se transformaient invariablement en courses. Il y a côtoyé Arnaud Papillon et Simon Lambert-Lemay, des coureurs qui ont percé comme lui.

Deuxième arrêt à Chambly, en bordure de la rivière L’Acadie, qui se jette dans le Richelieu à quelques kilomètres de là. On passe à travers le golf pour rejoindre le Vieux-Chambly et ses terrasses.

«Quand tu fais vraiment une longue ride, tu peux arrêter au Dairy King (sic) pour une crème glacée…» glisse Boivin.

La suite

Et de deux pour David Veilleux!

Veilleux célèbre son 2e gain du calendrier (Photos Robert Wilson)

Montréal, le mardi 11 juillet – David Veilleux a encore une fois démontré pourquoi il avait été sacré champion canadien du critérium deux années de suite en remportant la sixième étape de la saison des Mardis Cyclistes de Lachine.

Pour Veilleux, il s’agit d’un second triomphe cette saison aux Mardis, lui qui avait également remporté la quatrième étape du calendrier. Le représentant de la formation Europcar a certainement été inspiré par les merveilles que fait son coéquipier Thomas Voeckler, actuel détenteur du maillot jaune au Tour de France.

La course s’est jouée en deux temps. En début de parcours, le Néo-Zélandais de 18 ans Dion Smith (Pure Black Racing) et Benjamin Martel (Team Spirit) se sont détachés du peloton et ont rapidement pris une vingtaine de secondes d’avance.

Dion Smith, de Nouvelle-Zélande, a terminé 2e.

Quelques instants plus tard, au 12e tour (sur un total de 31), le prolifique David Veilleux (Europcar) a lancé une chasse fulgurante. Roulant à bloc, le champion canadien a su remonter l’échappée en l’espace de quelques kilomètres. Seul Dominic Chalifoux (Trek-Bontrager) a été en mesure de s’accrocher.

Formé de quatre coureurs, le groupe d’échappée n’a plus jamais regardé à l’arrière et a franchi la ligne d’arrivée en un temps de 1 heure 2 minutes et 34 secondes, pour une vitesse moyenne de 47,9 km/h. Veilleux a facilement remporté le sprint final, tandis que le Néo-Zélandais Smith a terminé deuxième et Chalifoux troisième. Benjamin Martel a dû se contenter d’une cruelle quatrième position.

« L’occasion était trop belle. Lorsque j’ai lancé mon attaque, il n’y a que Chalifoux qui a suivi. J’ai donc roulé à bloc pour rejoindre les deux gars en avant et on a ensuite roulé fort pour creuser un écart rapidement. J’ai été impressionné par le coureur de la Nouvelle-Zélande, c’est un très bon rouleur. Il sera à surveiller dans le futur », a laissé tomber Veilleux.

« Je m’attendais à ce que ça aille vite et à ce que ce soit dur. J’ai un style qui fait que j’aime rouler à l’avant et dicter le rythme, c’était une très belle expérience », a de son côté expliqué Smith, avant de grimper sur le podium.

Près de soixante secondes plus tard, le peloton a croisé l’arrivée, mené par un autre Néo-Zélandais, James Oram celui-ci. Quatre-vingt trois coureurs ont pris le départ de la course Pro-Élite.

Au classement général, on retrouve peu de changements alors que Jean-François Laroche (Fantino Mondello – Régis) et Martin Gilbert (Spidertech) demeurent en tête malgré une course sans éclat. Avec sa victoire, David Veilleux grimpe au troisième rang et s’empare du maillot vert Desjardins.

Les Mardis feront relâche la semaine prochaine. La septième étape du calendrier sera présentée le 26 juillet.

Patrick Carpentier s'est fait plaisir.

Patrick Carpentier se fait plaisir

Le pilote automobile Patrick Carpentier s’est fait plaisir en prenant le départ de la sixième étape. L’athlète de 39 ans, qui a fait du vélo de compétition lorsqu’il était adolescent, s’est même permis de mener le premier tour de l’épreuve. Le peloton l’a cependant rapidement remis à sa place et Carpentier a dû lancer la serviette après cinq tours de course, à près de 50 km/h de moyenne.

« J’ai adoré ça, mais c’était dur! J’espérais être capable de faire au moins la moitié de la course, mais les gars relançaient tellement fort après chaque virage, qu’ils ont littéralement fait explosé mes jambes », a lancé Carpentier avec un large sourire. Il reviendra, a-t-il promis, mais en tant que spectateur…

Courses de la relève

Shawn Turcotte (Prud’Homme IGA) a signé une belle victoire du côté de la course des jeunes, gain qui lui permet d’accroître son avance au cumulatif.

Valérie Crête (Juverderm Specialized) a quant à elle remporté la course des femmes. Sa coéquipière Véronique Drapeau-Zgoralski s’est emparée du maillot jaune de leader de la catégorie.

Finalement, Édouard Laparé-Morin (Espoirs Laval) et Melyssa Fortin (VC Longueuil) ont signé de nouvelles victoires chez les minimes. Les deux augmentent ainsi leur avance au classement général.

Patrick Carpentier participera à la sixième tranche!

Patrick Carpentier est de retour sur selle! (courtoisie)

Montréal, le lundi 11 juillet – Le coureur automobile Patrick Carpentier a sonné la frénésie en annonçant qu’il participerait, mardi soir, à la sixième étape de la saison des Mardis Cyclistes de Lachine.

Le pilote de 39 ans a annoncé qu’il prenait sa retraite il y a quelques jours seulement. Carpentier entend profiter des prochains moments afin de se consacrer à son autre passion, qui est le vélo.

« J’ai fait trois ou quatre saisons de compétition avec les Espoirs Laval alors que j’avais environ 12 ans.  Le vélo a toujours été ma passion. C’est un sport qui tient énormément en forme, mais qui en même temps est doux sur les articulations. C’était le sport d’entraînement parfait pour jumeler à la course automobile », explique-t-il.

Mardi soir, à 19 h, Patrick Carpentier réalisera l’un de ses vieux rêves, soit de prendre le départ d’une épreuve des Mardis Cyclistes.

« J’ai toujours voulu participer à la course, c’est comme un vieux rêve, assure-t-il. J’ai roulé environ 400 ou 500 kilomètres au cours de la dernière semaine. Je sais qu’il y a une grosse bourse pour le record du parcours et ça va peut-être compliquer ma tâche. Je vais participer à la course avec comme objectif de la terminer », indique le pilote de Nascar.

Chose certaine, Carpentier ne risque pas d’avoir peur d’aller vite. Celui qui pilote des voitures de course depuis 1992 (Formule Atlantique, Cart, Champ Car, IRL, Cascar et Nascar) a bien hâte d’entendre le coup de pistolet initial.

Jusqu’à maintenant cette saison, les courses des Mardis (critériums de 50 km) se sont terminées à des vitesses impressionnantes. Les cinq premières victoires du calendrier ont été signées à des vitesses moyennes allant de 47,6 km/h à 49,5 km/h.

Rappelons que le record du parcours est de 58 minutes et 52 secondes, pour une vitesse moyenne de 50,9 km/h. Il est détenu par Guillaume Boivin (Spidertech), médaillé de bronze des championnats du monde sur route U23. Lors de la visite de Carpentier, la bourse du record se chiffrera à 8000 $.

« Je suis extrêmement content et très excité à l’idée de participer à la course. Depuis toutes ces années, le peloton a beaucoup changé et je ne connais plus vraiment les coureurs. Je n’aurai probablement d’aide de personne », estime Carpentier, qui se prépare mentalement à en suer un coup. Il a participé le week-end dernier au Cyclo-Défi contre le cancer, une randonnée de 200 km.

 « Une grande visite »

Le promoteur des Mardis, Tino Rossi, s’est dit ravi de la visite du coureur automobile. « Ça fait trois ou quatre ans que je ne l’ai pas vu, mais je sais qu’il roule et qu’il s’entraîne très fort. Patrick Carpentier n’est pas un deux de pique. Il est un grand ambassadeur pour les Québécois et le sport sur la scène internationale. Malgré sa notoriété, il n’a pas peur de se lancer dans quelque chose, sans savoir s’il pourra réussir », lui a-t-il rendu hommage.

De la Nouvelle-Zélande à Lachine

Patrick Carpentier ne sera pas le seul nouveau visage à prendre le départ de la Coupe Pro-Élite à 19 h, au parc LaSalle de l’arrondissement Lachine (ligne de départ/arrivée sur la 10e Avenue, entre les rues Victoria et Saint-Antoine).

La formation nationale junior de la Nouvelle-Zélande disputera également les honneurs de la sixième étape de la saison des Mardis. Hamish Schreurs (2e des championnats australiens sur route), Tom Nicholson, George Hubbard, James Oram et Dion Smith se frotteront aux meilleurs coureurs québécois.

Notons d’ailleurs que la multiple médaillée olympique Caroline Brunet a participé à plusieurs courses des femmes des Mardis en 2011.

Mission accomplie pour les frères Maltais!

Maxime et David, le jour de leur départ (Rocket Lavoie - Le Quotidien)

Le dimanche 10 juillet 2011 – Les frères David et Maxime Maltais ont réussi leur traversée du Canada à vélo. Lisez cet article paru dans Le Quotidien de Chicoutimi. Rappelons que David Maltais fut, en 2010, l’un des principaux équipiers qui ont permis à Jean-François Laroche d’être sacré champion des Mardis Cyclistes.   Bonne lecture et bon visionnement!

Mission accomplie pour les frères Maltais

Ils avaient visualisé ce moment à maintes occasions, au cours des 74 derniers jours. Après avoir pédalé 8200 kilomètres, bravé les intempéries et relevé les difficultés que le Canada a su mettre en travers de leur route, les frères Maxime et David Maltais sont rentrés à la maison, hier.

Brandissant l’Unifolié en symbole de leur brillant exploit, les deux aventuriers ont fait leur arrivée sur la rue des Gouverneurs, en début d’après-midi, suivis de leurs parents, de leur soeur cadette et d’une poignée d’amis qui étaient venus les rejoindre, pour un dernier segment entre l’Étape et Chicoutimi.

La barbe longue, le teint basané et le sourire vainqueur, ils ont reçu les félicitations de leurs proches, avant de pousser un long soupir de satisfaction. « Ça fait longtemps que j’attendais ça », lance David, en regardant sa voiture, la maison familiale et, sans doute, en imaginant le lit douillet qui l’attend à l’intérieur.

« En partant, je faisais ça pour me faire rentrer dedans, et l’objectif a été atteint », poursuit-il. « C’était le voyage qu’on voulait faire », ajoute Maxime, avant de se faire tendre une bouteille de champagne.

Puis, tels des champions de Formule 1, les frères Maltais ont utilisé leurs forces restantes pour remuer le champagne et le faire éclabousser. Une bonne douche, comme ils en ont trop peu pris, ces dernières semaines. « C’est émouvant de les voir arriver. Comme parents, c’est aussi une fierté. Ils auraient pu abandonner, mais ils ne l’ont pas fait, et ils ont réussi », confie leur père, Luc Maltais.

Épopée

Effectivement, la force de caractère des frères Maltais a été mise à rude épreuve pendant ces 74 jours, dont 59 ont été passés sur le vélo à pédaler. Ils étaient partis le 25 avril au matin, du même endroit. Ils ont parcouru 120 kilomètres par jour, à une vitesse moyenne de 21 km/h, transportant des vélos pesant 65 livres, de Chicoutimi à Terre-Neuve, puis de Vancouver à Chicoutimi.

« J’ai réalisé que notre corps n’a pas vraiment de limites, surtout à notre âge. Je ne pensais pas qu’on pouvait se pousser autant que ça », mentionne David, 22 ans.

À quelques exceptions près lorsque de bons samaritains se sont proposés pour les accueillir sous leur toit , les deux frangins ont dormi dans des campings. Bref, ils ont connu la promiscuité, et ce qui vient avec. « C’est certain qu’il y a eu quelques chicanes, surtout quand on avait des problèmes techniques, mais ça ne durait jamais longtemps. On s’envoyait promener, et puis c’était réglé », résume Maxime, 24 ans.